Encore un nom à coucher dehors ? Oui ; mais il est emprunté au titre d’une chanson oubliée d’Earl T. Wilson. Derrière "Flowers from the man who shot your cousin" se cache Morgan Caris, songwriter talentueux d’environ 30 ans.
Cette première sortie du nouvel label "Waterhouse Records" estampillé "antifolk et dérivés" est une vraie réussite. Gorgées d’âme et de chaleur, ces historiettes font toujours mouche, tantôt intimes et épurées, tantôt plus orchestrées (violon, choeurs, flûte).
Après une enfance passée dans l’Etat de New-York et une adolescence à Paris, Morgan Caris trouve son inspiration dans "l’in-between". Dans l’entre-deux qu’on retrouve tout au long de son disque : entre tradition folk américaine et renouveau, entre douceur apparente et profondeur de l’expression, entre intime et ornementation, entre force et fragilité.
A l’écoute de ce premier disque, on peut penser aux pionniers du folk américain, de Nick Drake à Leonard Cohen, comme à certains troubadours folk des temps modernes, Sufjan Stevens en tête. Parfois, il rappelle Smog mais en moins pesant ou Will Oldham.
Les 13 titres de l’album sont en tous cas, autant de fleurs en éclosion remplies de saveurs, de couleurs et de parfums. Une merveilleuse façon alors de fêter le retour du printemps, même si les hirondelles ne sont pas toujours porteuses de bonnes nouvelles.
Définitivement : dites le avec des fleurs.
Waterhouse Records
Flowers from the man who shot your cousin