Après un premier album réussi, Rejoicing in the hands, Devendra Banhart sort un nouveau LP sur le label XL Recordings (distribué par Naïve).
Guitare et voix en avant, la musique du monsieur sent bon un folk personnel et enjoué.
Minimaliste, sa musique a pour principal attrait une voix de tête gracieuse, bien que portée par un accent à couper au couteau qu’on aime ou pas.
On pense à la tradition des songwriters anglo-saxons et aussi à des groupes comme The moutain goats ou Jeffrey Lewis, ou plus près de nous, Herman Düne.
Parfois antifolk donc, Devendra Banhart n’hésite pas à faire déteindre sa folk de rock 60’s ou même de soul. On peut peut-être lui reprocher une production lo-fi exagérée avec sons de bouches, souffles en tout genre, sons de mon plancher en bois qui craque, sons de guitares, bruit de mon pied qui bat le rythme, début de chanson ratée donc je recommence, « one-two-three-four » en début ça fait plus authentique, etc et j’en passe...
Cheveux longs et idées poétiques, Devendra Banhart souffle des thèmes organiques et boisés, entre mélodies folk et incursions plus soutenues.
On comprends assez mal les envolées lyriques de la presse anglaise (notamment) qui propulse cet artiste dans la cage aux requins de la Hype Connection, même si le disque, comme l’artiste, mérite d’être soutenu et promu.
Probablement pas le disque de la rentrée, mais un album prometteur, brillant et fort agréable à l’écoute. Hasta la proxima niño rojo.

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