Passé l’ouragan médiatique qu’a représenté la sortie du nouvel album d’Amy Winehouse, que reste t’il véritablement de ce second opus ? Telle est la question qu’on pourrait se poser tant il fut plus question, dans la presse musicale spécialisée, de la personnalité extravertie de la chanteuse anglaise que de ses propres chansons.
En faisant donc abstraction des déboires de cette dernière et de ses régulières unes de tabloïds anglais, Back To Black s’avère une pure merveille. Un disque de soul music alliant élégamment les références des années soixante aux compositions actuelles le tout porté par une voix exceptionnelle à mille lieux du formatage habituel que servent les grandes maisons de disques.

Court (Trente cinq minutes à peine...) mais intense, Back To Black est un condensé de tubes chaloupés et entêtants. Puisant son inspiration au sein de groupes comme les Suprêmes, les Crystals ou les Shangri-La’s, Amy accompagné par le producteur Mark Ronson y impulse une touche de modernité et une interprétation qui force le respect. Rythmiques hip-hop, parterres de cuivres endiablés, cœurs enivrants, ambiances old school, tout est ici à la mesure de la chanteuse anglaise qui laisse éclater sa voix si caractéristique (proche de Billie Holiday !?) à travers de tristes chansons d’amour aux textes tonitruants (Back To Black ou Tears Dry On Their Own)
Back To Black est donc un bon album à ranger tout à côté de celui de Nicole Willis And The Soul Investigators (Keep Reachin’ Up) parmi les révélations soul de ces dernières mois.
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