... et en plus ça va marcher, moi j’vous l’dis.
Voyez, je travaille dans une radio Hertzienne, et ces derniers temps j’ai eu BEAUCOUP plus à faire que jamais. Et puis un de mes collègues me propose de faire l’interview d’un de ses amis musiciens. Comme le dit Beckett "quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne nous nous reste plus qu’à chanter", j’ai donc accepté...
... et je me suis régalé. Voici venir, pour la première fois en 6 années, dans mon studio, un groupe que certains webmestres ici qualifient d’indietronica. Rock et electro réunis dans une marmite indépendante des gros fourneaux majorisés, nous connaissons déjà cela chez indietronica.com. Nous en écoutons pour le meilleur et parfois le pire. Mais Ego a cette caractéristique, ce petit fumé délicieux que chacun voudrait avoir dans sa soupe : le parfum du succès.
Celles et ceux qui lisent mes chroniques savent à quel point je suis critique (cf l’hebdo du samploriste actuellement en ligne), mais il n’y en a aucune ici, je préfère donc le signaler. A l’écoute de leur premier disque auto produit à se procurer et à découvrir sur leur site on découvre une production déjà bien mûre, des compos taillées dans le rock, des riffs souvent depeche modiens et souvent noisy, des machines toujours là où il faut et quand il faut, structurant le propos sans jamais le subtiliser, et un chanteur à la personnalité bien affirmée tant dans son organe (il rappe , chante parfois mais reste toujours au service de son texte) que dans ses écrits.
Je terminerai juste en disant qu’ils enregistent un nouveau disque, avec un single nommé "souviens toi" remanié type bien patate ; remanié car déjà présent dans "Typic". Les undergrounders pourront toujours râler, le fait est que Ego est en marche pour répendre la bonne parole à qui voudra l’entendre. "Il me paraît fort probable qu’ils seront nombreux" m’a confié Didière, leur manageuse. Son chien, lui, m’a dit "wouf wouf".
P#§t23D qu’est ce qu’on se marre sur ce site...