Voici le second disque des Fuck Buddies. Ou plutôt du Fuck Buddies puisque le groupe se réduit à une personne : Sébastien Duclos. Il s’appelle "In slumberland" et est selon son auteur "largement inspiré par "Little Nemo in Slumberland" de Winsor Mc Cay’s", un comic du début du siècle. Au fait, il paraitrait que "Nemo" signifie "personne" en latin.
Bon parlons musique. Ce disque composé de 9 titres est selon Sébastien plus mûr et moins sombre que son premier essai "A storm". Même s’il est moins sombre, "In slumberland" contient une certaine dose de mélancolie. Les rythmes sont assez lents et lancinants la plupart du temps. Les paroles évoquent des images et racontent de petites histoires.
Pour exemple, "Data recovery" parle de l’abus de jeux électroniques et de l’addiction numérique de manière plutôt poétique et sensible. Ce côté narratif et "anecdotique",comme certaines ficelles musicales (morceaux courts, approximations mélodiques ou vocales) ne sont pas sans rappeler des conteurs modernes antifolk de NYC. Et c’est tant mieux. A voir à ce propos le clip de "Last night i dreamt of Amanda", très réussi, diffusé sur le site de Fuck Buddies, assez simple mais touchant au final. On retient la mélodie, les paroles sont accrocheuses.
L’autre impression/influence qu’on pourrait repérer à travers la voix et l’intention, c’est surement Smog, ce qui ne peut jamais être un reproche.
Au final, les 9 morceaux s’enchainent avec bonheur, les notes de piano de ci de là apportent une couleur supplémentaire à la palette de Sébastien. On prend plaisir à l’écoute et on y revient. Il tisse un univers personnel qui attend encore quelque mâturation à droite à gauche mais tient déjà bien la route. A ce propos, l’utilisation de samples rythmiques peut être une voie à explorer plus en profondeur.
Dead Bees
Fuck Buddies